C’est un jour où les femmes sont reconnues pour leurs réalisations. C’est une occasion de faire le point sur les luttes et les réalisations passées, et surtout, de préparer l’avenir et les opportunités qui attendent les futures générations de femmes !

Les mouvements #MeToo, #BalanceTonPorc, … ont révélé l’ampleur des violences que les femmes subissent à la maison, au travail, dans le milieu du sport, dans la rue, dans les transports, dans les bars…

Les écarts persistants de revenus et de patrimoine entre les femmes et les hommes, les nombreux cas de féminicide, mais aussi les affronts faits à Mme Ursula von der Leyen, Présidente de l’exécutif européen par le président turc ou lors du sommet de Bruxelles UE-Union africaine sous les yeux de Charles Michel et sans aucune réaction de celui-ci ne sont que quelques exemples de l’urgence de disposer d’une politique ambitieuse pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Cette politique doit se décliner à tous les niveaux de pouvoir et de manière transversale.

A l’occasion du 8 mars et en collaboration avec le conseil consultatif de l’égalité des chances, Katia Van Den Broucke, notre Echevine de l’égalité des chances, a mis en place différentes actions :

  • Féminisation des noms de rues : des plaques de rues ont mis à l’honneur des femmes illustres. Ainsi, la place Dr Schweitzer est devenue la place Dr Isala Van Diest, du nom de la première femme médecin en Belgique. L’accès à la faculté de médecine lui ayant été refusé en Belgique, elle fera ses études de médecine en Suisse et sera la première femme belge à décrocher un diplôme universitaire (en … ?). De retour au pays, il faudra un arrêté royal pour qu’elle puisse ouvrir son propre cabinet à Bruxelles et devenir ainsi la première femme médecin de Belgique.
  • Ligne du temps des droits des femmes: des dates marquantes du droit des femmes belges affichées sur les murs de la maison communale pour montrer d’où l’on vient et tout ce qu’il reste encore à faire pour arriver à l’égalité.
  • Une soirée de stand up 100% féminine organisée en collaboration avec l’échevin de la jeunesse Y. Polet et les centres culturels berchemois.

Au CPAS, nos deux conseillères sont très vigilantes faces aux situations de précarité rencontrées par les femmes : difficultés financières des mamans monoparentales, violences conjugales, difficulté d’accès à la contraception ou aux activités sportives et culturelles pour les filles, stéréotypes de genre dans les formations et métiers proposés…  Ce sont des points d’attention de nos conseillères au quotidien.

Au niveau fédéral, Sarah Schlitz, Secrétaire d’Etat à l’Egalité des genres, à l’Egalité des chances et à la Diversité, mène des actions concrètes qui visent à éliminer les discriminations qui polluent le quotidien de beaucoup de nos concitoyennes et privent certaines d’importantes opportunités que ce soit dans leur vie personnelle ou professionnelle.

Son travail a permis l’adoption du Plan d’Action National de lutte contre les violences de genre, l’inauguration de deux nouveaux centres de prise en charge des victimes de violences sexuelles (et l’extension de celui de Bruxelles), le renforcement de 27 refuges pour femmes victimes de violences (1 million d’euros), un projet visant à soutenir l’emploi des femmes les plus vulnérables retenu dans le cadre du plan de Relance Européen, l’inscription des notions de consentement et d’inceste dans la réforme du Code Pénal Sexuel. Désormais, le consentement ne pourra plus être déduit de la simple absence de résistance de la victime.

Margaux De Ré, députée au Parlement bruxellois et à la Fédération Wallonie-Bruxelles est également très active sur les questions de l’égalité femmes/hommes. Elle a travaillé sur la question de l’endométriose (maladie encore trop peu connue qui concerne pourtant plus d’1 femme sur 10). En moyenne, il faut 7 ans pour obtenir un diagnostic. Dans l’intervalle, des douleurs et beaucoup de souffrance pour ces femmes et ces filles. Pour la toute première fois en Belgique, un plan de sensibilisation vient d’être voté au Parlement francophone bruxellois. L’objectif : une plus grande sensibilisation et une meilleure prise en charge de la maladie.

 

Julie Walravens, féministe et conseillère CPA

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