Cet été, nous avons encore été confrontés à des périodes de canicule. Des épisodes de chaleur intense de plus en plus réguliers et difficiles à vivre en ville où les surfaces minérales accumulent la chaleur du soleil pour la redistribuer également la nuit : c’est le phénomène des îlots de chaleur.
L’année dernière, ce sont de fortes inondations qui ont tué tragiquement et défiguré des habitations situées en fond de vallées près de Liège. Ces mêmes surfaces minérales qui accumulent la chaleur renvoient aussi l’eau des fortes pluies vers nos égouts sous-dimensionnés, pouvant ainsi régulièrement inonder les caves des maisons de certaines rues à Berchem.
Il y a donc un enjeu majeur pour nos politiques en matière de travaux publics à Berchem : atténuer les effets des pics météorologiques de plus en plus nombreux en remplaçant les espaces minéraux
imperméables par une couverture végétale et un sol perméable à l’eau.
Planter plus d’arbres dans l’espace public (comme dans la rue des Chats qui va accueillir 8 nouveaux arbres), des arbres qui apportent ombre et fraîcheur. Tout en absorbant les rayons solaires, ils permettent
un rafraîchissement de l’air par évaporation et donc une régulation naturelle des températures. Notre Collège lance un projet de cartographie des arbres sur la commune qui permettra de repérer de nouveaux
endroits où il serait judicieux de planter et qui fera l’inventaire des espèces d’arbres présentes et à planter pour soutenir la biodiversité, sans défoncer nos trottoirs !
Remplacer les surfaces imperméables : à beaucoup d’endroits, tels qu’aux emplacements de stationnement, des pavés drainant peuvent substituer l’asphalte afin d’infiltrer les eaux de pluie. C’est dans ce sens qu’une réflexion citoyenne est initiée cet été à la rue du Wilder. De plus, la présence d’eaux souterraines permet une nette diminution des  températures au sol.
Encourager la déconnexion des fossés (ou des gouttières pour les particuliers) de collecte des eaux de pluie au tout-à-l’égout pour rediriger les eaux vers des zones naturelles d’absorption (ou des citernes de
récupération). C’est le principe du chemin d’eau du Cognassier et du réaménagement de la rue Hogenbos pour diriger les eaux de pluie respectivement vers le Molenbeek et la prairie du Hoogveld.
Ces projets, en association avec d’autres, comme les îlots privés de verdure, un règlement pour la végétalisation des façades ou encore le réaménagement des cours d’école nous permettront d’être encore plus résilients et de pérenniser notre qualité de vie.

Les conseillers ECOLO GROEN

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